WILLA Boost For Women in Deep Tech : WILLA et IncubAlliance s'engagent et soutiennent les femmes entrepreneurs dans la Deep Tech

WILLA et IncubAlliance lancent le programme WILLA Boost For Women In Deep Tech et mettent à l’honneur les femmes entrepreneurs dans la Deep Tech.
Publiée le 14 décembre 2018 par Alisson PELTOT

Parce qu’il est urgent que le verbe « entreprendre » se conjugue davantage au féminin, y compris dans la Deep Tech, WILLA, premier accélérateur de mixité dans l’innovation en France, s’associe à IncubAlliance, incubateur mutualisé de Paris-Saclay, pour lancer officiellement ce mardi 11 décembre le programme WILLA Boost For Women in Deep Tech au sein des locaux de WILLA. L'objectif de ce programme soutenu par l'Université Paris-Saclay : favoriser l’émergence de femmes entrepreneures dans la Deep Tech au sein du cluster Paris Saclay. Une ambition répondant à une attente largement partagée comme en témoigne l’enthousiasme des nombreux participants de cette matinée. Retour sur les principaux temps forts de cet événement inédit.

C’est devant un parterre d’intéressés très nombreux que s’est tenu, sous la verrière de l’incubateur WILLA, ce mardi 11 décembre, le lancement du programme WILLA Boost For Women in Deep Tech. Un programme entièrement gratuit qui donnera lieu, du 17 au 19 janvier 2019, dans les locaux d’IncubAlliance, à un premier bootcamp au cours duquel doctorantes et étudiantes pourront tester leur idée de projet Deep Tech, estimer le potentiel commercial de leur technologie et évaluer leur capacité à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. « Il est en effet de notre devoir de rappeler à nos étudiants et aux quelques 5 500 doctorants présents sur notre campus que l’entreprise peut également faire partie de leur parcours professionnel, comme nous le faisons déjà par le biais de programmes incitatifs tels que PEPITE PEIPS ou Mentorat Femmes & Sciences », indique Tania Di Gioia, directrice de l’innovation et des relations avec les entreprises de l’Université Paris-Saclay. 

Corinne Borel, présidente d’IncubAlliance, et Marie Georges, présidente de WILLA, ont ouvert la matinée

A l’origine du projet Willa Boost For Women in Deep Tech : un constat rappelé en ouverture de cette matinée par Marie Georges, présidente de WILLA : « Aujourd’hui, seulement 10% des start-up comptent une femme parmi leurs fondateurs. Une statistique déjà très basse qui tombe à 3% pour les start-ups Deep Tech ! Face à cette réalité alarmante, il est donc urgent de faire bouger les lignes ». Un sentiment d’urgence partagée par Corinne Borel, présidente d’IncubAlliance, partenaire du projet, pour qui « il est essentiel que la société, dans toute sa diversité, contribue au processus d’innovation technologique, non seulement au sein des start-ups deep tech mais aussi sur l’ensemble de la chaîne d’innovation ».


Sofia Dahoune, Investment Manager chez Elaia Partners, et Léa Verdillon, Investment Associate chez Serena

Oui mais... comme ont permis de le montrer les trois tables rondes qui se sont succédées tout au long de la matinée, les freins sont encore nombreux. « Alors que les filles représentent la moitié des effectifs en filière scientifique avant le Bac, on observe une évaporation de ces dernières à l’entrée des écoles d’ingénieurs, où elles ne sont plus que 25%, et des facultés de sciences fondamentales et appliquées, où elles ne sont plus que 28% », constate Claudine Hermann, co-fondatrice de l’association Femmes et Sciences. Autre difficulté : le caractère très capitalistique des projets Deep Tech. « Parce qu’ils s’appuient sur des technologies de rupture et supposent donc des cycles entrepreneuriaux plus longs, les projets Deep Tech sont très gourmands en termes de financement », explique Sofia Dahoune, Investment Manager chez Elaia Partners. Or, comme l’indique Corinne Borel, « les femmes ont tendance à demander moins d’argent. Une tendance « raisonnable » qui peut parfois apparaître comme un manque d’ambition ».

Sylvia Garzon, co-directrice des programmes WILLA

D’où l’importance rappelée par tous les participants de cette matinée des rôles modèles auxquels étudiantes et doctorantes pourront s’identifier. « Nous sommes à une étape charnière pour éviter que ne se répètent à l’infini certains schémas historiques. Or nous sommes convaincus que la technologie et la Deep Tech peuvent être d’excellents leviers d’inclusion », ajoute Sylvia Garzon, co-directrice des programmes WILLA.

« C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous espérons accueillir en nos murs de nombreuses candidates du 17 au 19 janvier pour trois journées d’immersion », conclut Corinne Borel. Une première expérience qui, si elle rencontre son public, devrait donner lieu à d’autres actions communes des incubateurs WILLA et IncubAlliance.

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