[Étudiant entrepreneur] Portrait de Pierre PLEVIN, co-fondateur de SELFEDEN

Alors que Selfeden, start-up spécialisée dans l’agriculture de précision, vient d’achever la réalisation de son premier prototype et s’apprête à accéder au marché, Pierre Plévin, son co-fondateur, a accepté de répondre à nos questions et de revenir avec nous sur le parcours qui l’a mené de l’ESTACA à IncubAlliance.
Publiée le 02 novembre 2017 par Amandine DEBLOUDTS

Fraichement diplômé et déjà dirigeant d’entreprise : le moins que l’on puisse dire de Pierre Plévin est qu’il n’a pas perdu de temps. Avec son associé Pierre Foullon rencontré sur les bancs de l’ESTACA, il n’hésite pas en effet à convertir son projet de fin d’étude en création d’entreprise. Il donne ainsi en 2017 le jour à Selfeden, une start-up spécialisée dans le domaine de l’agriculture de précision offrant des solutions connectées permettant de contrôler un environnement de culture. Portrait.

Quel a été ton parcours avant de te lancer dans l’aventure de la création d’entreprise ?

Je suis diplômé de l’ESTACA, une école spécialisée dans la formation d’ingénieurs automobile, aéronautique, spatial et ferroviaire. Passionné par la technique et la mécanique, j’ai décidé de m’orienter, au sein de cette école, vers le ferroviaire, un domaine qui me séduisait par sa complexité. J’ai donc commencé mon parcours en faisant la prépa intégrée de l’ESTACA à Laval – où j’ai rencontré Pierre Foullon, mon associé – avant de poursuivre mon cursus « ferroviaire » à Paris.

As-tu toujours su que tu serais un jour entrepreneur ?

Pas vraiment, mais j’ai toujours aimé faire les choses par moi-même. Plus qu’un projet précis de création d’entreprise, j’ai toujours en moi l’envie d’aller jusqu’au bout de mes idées, en m’y consacrant de A à Z.

Comment en es-tu venu à la création de l’entreprise ?

Avec Pierre, à la fin de notre parcours à l’ESTACA, nous avons travaillé ensemble sur une solution de monitoring permettant de contrôler un environnement de culture. Constatant que l’outil que nous avions mis en place suscitait beaucoup d’intérêt autour de nous, nous avons décidé de consacrer notre projet de fin d’études à la création de Selfeden, l’entreprise qui allait nous permettre de déployer notre idée de départ et de passer à la vitesse supérieure.

La décision de t’associer avec Pierre a-t-elle été pour toi évidente ?

Absolument. Cela faisait déjà plusieurs années que nous travaillions ensemble dans le cadre de divers projets au sein de l’ESTACA. Très vite, nous avons pu faire l’expérience de notre complémentarité, lui ayant par exemple plus d’appétence pour le software, et moi pour le hardware. La décision de nous associer n’a donc pas été difficile à prendre. En revanche, nous mesurons aujourd’hui, alors que nous sommes à la recherche d’un business developer, combien il est difficile de trouver la bonne personne, celle qui saura s’intégrer et enrichir notre équipe.

A quel moment as-tu croisé la route d’IncubAlliance ?

Avant même la fin de notre cursus à l’ESTACA. Nous savions que nous avions besoin d’être accompagnés et IncubAlliance nous est très vite apparu comme une évidence. Outre son ancienneté qui nous apparaissait comme un gage de qualité et d’expertise, il se trouve qu’IncubAlliance était le seul incubateur spécialisé dans les projets à forte composante technologique. Il nous a donc été très facile, dès notre entrée au GenesisLab, de trouver un langage commun avec nos interlocuteurs.

Justement, que retiens-tu de ton passage au sein du GenesisLab ?

Cela a été une expérience fondatrice. J’ai trouvé particulièrement efficace, bien que difficile, d’être ainsi systématiquement challengés sur tous les aspects de notre projet. S’il n’est pas toujours évident de se remettre en question et d’accepter de se réinventer, force est de constater le temps précieux que l’on gagne lorsque l’on est poussé très tôt à se poser les bonnes questions.

Quels conseils donnerais-tu aux entrepreneurs en herbe ?

La principale difficulté à laquelle on est confronté lorsque l’on se lance dans la création d’entreprise est à mon sens la gestion de son temps. Et pour cause, il faut en même temps tout apprendre et tout construire. C’est pourquoi je dirais qu’il faut tout d’abord être bien organisé à titre personnel, mais aussi, et peut-être surtout, bien réfléchir à la structure d’accompagnement la plus adaptée à son projet. S’il est en effet essentiel d’être accompagné dans ce type d’aventure, il est important de ne pas se tromper au moment de choisir ses mentors.

Pour en savoir plus sur SELFEDEN : https://www.selfeden.com

 

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